VANVES AU QUOTIDIEN
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LE 3 MARS
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VANVES AU QUOTIDIEN
PREND QUELQUES JOURS
DE VACANCES
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LE 3 MARS
Depuis le 25 novembre dernier, un gros chantier de géothermie est mené à Malakoff avec le forage des deux puits et la construction de la centrale, juste en face de Vanves derrière la ligne de chemin de fer Paris Montparnasse, sur le stade Lénine. Les vanvéens qui habitent juste en face entre la voie ferrée et la rue Jean Bleuzen devrait s’en aprcevoir, ou plutôt le ressentir, car la mairie de Malakoff a prévenue que des odeurs de souffre pourrait apparaitre ces jours-ci à l’occasion de la fin du creusement du deuxiéme puit de forage qui permet d’aller chercher, à 1,7 kilomètre de profondeur, une eau chauffée naturellement à 60 degrés : «Les phases de test de l’eau récupérée à 1800m de profondeur génèrent un dégagement d’odeurs soufrées peu agréables, mais sans aucun danger. Ces dégagements sont mesurés en continu afin de contrôler l’ensemble des paramètres physico-chimique du fluide qui est rejeté dans le réseau d’assainissement» précisait la mairie sur son site facebook.
Ainsi cette ville voisine de Vanves dont une partie de l'histoire est liée, s’est convertit à la géothermie pour chauffer 7000 logements et des équipements publics d’ici 2026 - sans réussir à entraîner avec elle notre commune - ce qui permettra une réduction de 20 % sur la facture énergétique et une diminution significative des émissions de CO 2, soit l’équivalent de 4700 véhicules supprimés de la circulation.
Il a fallu sept ans de discussions et d’études pour y arriver. En 2022, la ville de Malakoff (Hauts-de-Seine) a décidé de s'associer au Sipperec et a créé Géomalak, une société publique locale en charge de mettre en oeuvre une centrale de géothermie profonde sur le complexe sportif Lénine.
Après le forage des deux puits entre le 25 Novembre et le 25 Février, et la construction de la centrale (3-4 mois), débutera en Mars l’installation du chantier pour la construction de la centrale de géothermie profonde, stockage des tubes du réseau de chaleur les travaux de déploiement d'un réseau géothermique de 12 km avec un objectif de mise en service en automne 2026.
Ce chantier qui représente un investissement de 51,2 M€, est soutenu financièrement par la région Ile-de-France, la métropole du Grand Paris et l'ADEME
Il est beaucoup question des polluants éternels dans l’eau du robinet depuis ses dernières semaines à la suite d’une enquête l’UFC-Que-Choisir et de l’ONG Générations Futures qui avaient révélé la présence de polluants éternels non réglementé, dans l’eau potable, mais aussi la proposition de loi examiné par l'assemblée Nationale visant à protéger la population es risques liées aux PFAS. Dans leur viseur, les substances per-et polyfluoroalkylées (PFAS), des substances chimiques baptisées polluants éternels
Ce qui a fait réagir bien sûr le Syndicat des Eaux Ile de France (SEDIF) dont dépend Vanves, ou Eau de Paris, la régie de la ville de Paris qui assurent avoir renforcer les contrôles : Ils combinent à la fois des traitements très performants pour traiter l'eau, et arrivent à ce stade à abattre notamment les polluants éternels qui sont présents dans l'eau et aussi les métabolites de pesticides. Mais évidemment ils combinent ça à une prévention à la source des pollutions. Du côté d’Eau de Paris dont le laboratoire de recherche et développement analyse 400 000 paramétres chaque année, la Régie indique que «l’eau potable présente dans les robinets reste en deçà des seuils fixés par les autorités sanitaires, mais ils feront l’objet de contrôle permanent dès le 1er janvier 2026. Dans le détail, 14 polluants éternels n’ont pas été révélés dans les échantillons récoltés par Eau de Paris. Les six autres sont bien présents, mais à des niveaux inférieurs à 0,1 microgramme par litre. En revanche, les TFA s’avèrent bien présents dans la grande majorité des paramètres étudiés »
Du côté du SEDIF (photo d'A.Santini son président en visite sur le chantier d'une conduite d'eau potable) qui distribue l’eau potable à Vanves, il explique «affronter cette problématique de plein fouet. Notre ressource, l’eau que nous traitons pour la rendre potable avant de l'acheminer vers le robinet de 4 millions de Franciliens, provient presque exclusivement des cours d'eau tels que la Seine, l'Oise et la Marne» indique-t-il. Afin d’améliorer de la qualité de l’eau du robinet et répondre à la détection croissante de micropolluants (dont les PFAS - polluants éternels, TFA…) dans les ressources en eau, le SEDIF prépare la mise en œuvre d’une étape de filtration complémentaire sur ses usines de production - la filière membranaire haute performance – et va investir un milliard d’euros pour l’ installer dans ses trois principales usines franciliennes, afin «d’assurer à nos usagers une eau de grande qualité sanitaire, débarrassée d'un maximum de polluants dont les PFAS» souligne le SEDIF en faisant remarquer que «malgré sa taille respectable et ses technologies d'avant-garde, le SEDIF ne peut résorber à lui seul un tel fléau. Pour en venir à bout, seule l'union fera la force, en alliant actions préventives et curatives».